L'architecture bioclimatique

Extension Arradon - Débord de toiture

L’architecture bioclimatique est, par nature, contextualisée. Pour concevoir un projet pertinent, il faut donc commencer par analyser finement le site.

Pourquoi ? Pour adapter.

Vivre en Bretagne, au bord de la mer, n’implique évidemment pas les mêmes réponses architecturales que vivre en ville, aux Pays-Bas.

Il est donc nécessaire d’analyser le contexte à différentes échelles d’observation.


1. Le climat, la culture, l’histoire, la géologie, la topographie

Ces connaissances auront une incidence importante sur l’implantation du bâtiment, sa forme ou encore le choix des matériaux du gros œuvre.

Ces premiers choix auront déjà des conséquences sur les usages : comment accède-t-on à la parcelle ? Au bâtiment ? Faut-il prévoir des portes, un sas d’entrée ? Quelle expression esthétique donner aux matériaux ?

2. Les usages, la course du soleil, la végétation, le contexte paysager ou urbain

L’analyse du contexte immédiat devient alors déterminante lorsque nous concevons le projet dans son ensemble.

Tout est lié : la lumière naturelle, la stratégie thermique — parce que la lumière, c’est bien, mais la surchauffe en été l’est beaucoup moins —, ou encore le volume du bâtiment.

Faut-il privilégier une forme compacte et minérale ? Ou composer plusieurs volumes, réunis par de grandes toitures en débord ?

Ces choix ne sont pas uniquement esthétiques. Ils participent directement au confort, aux usages et à la performance du bâtiment.

3. Bioclimatique ? Biosourcé ? Double flux ?

« Bioclimatique » signifie que la conception prend en compte le contexte afin d’optimiser la réponse architecturale : la mise en espace du programme, mais aussi la stratégie thermique.

Cette stratégie peut, par exemple, consister à limiter les surchauffes estivales grâce à des débords de toiture, des protections solaires ou de la végétation, tout en favorisant les apports solaires lorsque cela est pertinent et en conservant la chaleur pendant les périodes plus froides.

Mais bioclimatique ne dit rien, à lui seul, des solutions techniques ou du choix des matériaux.

Il est donc tout à fait possible, a minima, de concevoir un bâtiment bioclimatique en parpaings et en laine de verre.

Une démarche plus cohérente peut cependant consister à associer une conception bioclimatique à une approche biosourcée et/ou géosourcée, en privilégiant des matériaux issus de ressources renouvelables ou du sol, produits ou transformés au plus près du chantier lorsque cela est possible.

L’enjeu est finalement de ne pas opposer architecture, usages, climat, matériaux et techniques : tout est lié.

Concevoir une architecture bioclimatique, c’est avant tout observer, comprendre et adapter.

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